Romain Gary, des « Racines du ciel » à « La Vie devant soi »

Le musée des lettres et manuscrits a présenté l'exposition éponyme exceptionnelle au magnifique catalogue. Par 160 documents uniques, divers et rarement exposés, sont évoquées les vies de Romain Gary (1914-1980), Juif né dans le quartier Juif de Wilno ou Vilnius (Lituanie) et naturalisé Français, journaliste, écrivain couronné par deux Prix Goncourt, Compagnon de la Libération, diplomate, réalisateur… Canal + Family diffusera La Promesse de l'aube, film de Eric Barbier avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg, le 16 mai 2019 à 2 h 45.

L’Académie française au fil des lettres de 1635 à nos jours 
« Gallimard, le Roi Lire » de William Karel 
Romain Gary, des « Racines du ciel » à « La Vie devant soi »

Premier roman La Geste grimaçante (1934) et dernier chapitre de Gros-Câlin (1974) inédits, manuscrits, lettres autographes, correspondances, coupures de presse, photographies, extraits d’entretiens télévisés, éditions successives de ses livres en français et américain…

Trente ans après le suicide de Romain Gary (« brûle » en russe) né Roman Kacew, 160 documents uniques et rarement montrés, la plus importante collection d’écrits de Romain Gary. brossent un portrait de ce romancier distingué exceptionnellement à deux reprises par le Prix Goncourt - en 1956 pour Les Racines du ciel et en 1975 pour La Vie devant soi publié sous le pseudonyme d’Emile Ajar (« braise en russe ») -, journaliste et diplomate, dramaturge et réalisateur (Les oiseaux vont mourir au Pérou), séducteur et mystificateur, sensible et complexe, époux de Jean Seberg et père de leur fils Alexandre Diego, Compagnon de la Libération et héros des Forces aériennes de la France libre (FAFL) resté fidèle au général de Gaulle, Juif yiddishophone aux obsèques célébrées à l’Eglise Saint-Louis des Invalides en 1980.

« Gary veut dire brûle en Russe... C'est un ordre auquel je ne me suis jamais dérobé, ni dans mon œuvre, ni dans ma vie », expliquait Romain Gary.

« L’effort d’être un homme » (Romain Gary)
Roman Kacew est né en 1914 dans une famille juive modeste à Wilno (Vilnius), surnommée la "Jérusalem de Lituanie" alors dominée par la Russie.

Négociant en fourrure, son père est mobilisé en 1914 dans l'armée tsariste, tandis que son épouse Mina Owczynska et leur fils, "ainsi que les juifs de la ville, accusés de collaboration avec les Allemands" sont contraints de se rendre dans le centre de la Russie.

Sans information sur son épouse et Roman, Arieh "s’est uni à une jeune femme dont il a eu un fils et une fille".

En 1921, Roman Kacew et sa mère reviennent à Wilno, situé dans la Pologne.

Le couple se sépare en 1925 et divorce l’année suivante. Romain Gary s’inventera un père acteur, Ivan Mosjoukine.

Sa mère Mina fonde des espoirs élevés en son fils unique adoré : « J’ai été formé par un regard d’amour d’une femme », résumera Romain Gary  ». En 1960, Romain Gary rend un bouleversant hommage à sa mère dans La Promesse de l’aube, une autobiographie romancée : « Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours (…). Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer ». L’exposition montre son chapitre XXII qui ne sera publié qu’en 1980 dans l’édition française définitive, en Folio.

Après avoir vécu à Varsovie (Pologne), Mina et son fils émigrent en 1929 en France où, à Nice, Mina dirige un hôtel la pension Mermonts puis meurt en 1941. Romain Gary se lie d'amitié avec René Agid.

Bachelier, il étudie à l’université d’Aix-en-Provence, puis à Paris où il obtient une licence de droit.

En 1935, il est naturalisé français et ses deux premières nouvelles – L’Orage et Une petite femme -sont publiées par Gringoire, hebdomadaire cofondé par Joseph Kessel - futur coauteur des paroles du Chant des partisans sur une musique d'Anna Marly -. Romain Gary dont il refusera toute rémunération quand cette revue deviendra d’extrême-droite, antisémite, fasciste.

Il effectue son service militaire et entre à Salon-de-Provence en novembre 1938. Elève observateur à l'Ecole de l'Air d’Avord, il est breveté mitrailleur le 1er avril 1939. Il est le seul, parmi 300 élèves, à ne pas être nommé officier en raison de « ses origines étrangères ». « Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines », résumera Romain Gary.

Dès juin 1940, Romain Gary choisit de rejoindre la France libre : « la seule communauté humane physique à laquelle j’ai appartenu à part entière ». « De Gaulle, c'était pour moi la faiblesse qui dit non à la force, c'était l'homme tout seul, dans sa faiblesse absolue, à Londres, disant non aux plus grandes puissances du monde, non à l'écrasement, non à la capitulation. C'était pour moi la situation même de l'homme, la condition même de l'homme, et ce refus de capituler, c'est à peu près la seule dignité à laquelle nous pouvons prétendre », écrit cet écrivain

Il arrive via Gibraltar en Angleterre où il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL).

Sous le nom de Gari de Kacew, malgré le typhus qui le contraint à une hospitalisation de six mois, il fait montre d’un grand courage, en Afrique, au Proche-Orient - surveillance côtière en Palestine mandataire avec en particulier l’attaque d’un sous-marin italien – puis en Europe dès août 1942, comme capitaine au sein du groupe de bombardement Lorraine. En 1943, entre deux missions dangereuses, il écrit Education européenne.

Composé de bombardiers Boston, le groupe Lorraine est affecté à des opérations visant principalement à détruire, sous la protection des avions de chasse Spitfire, les sites de lancement des V1. Le 25 janvier 1944, le navigateur Gary parvient, malgré ses blessures à l’abdomen, à guider son pilote Arnaud Langer, touché aux yeux, afin de remplir leur mission et de retourner à leur base.

A partir de mai 1944, il est affecté à l’état-major des FAFL.

Ses multiples actes héroïques au contact de la mort lui valent d’être distingué Compagnon de la Libération (1944) - « La France Libre, c'est la seule communauté humaine physique à laquelle j'ai appartenu à part entière... Je suis toujours et en tout à la disposition de l'Ordre » - et Commandeur de la Légion d’Honneur, parmi d’autres titres prestigieux.

Un écrivain célébré et critiqué
En 1944, démobilisé, Romain Gary embrasse la carrière diplomatique et publie à Londres et en anglais son premier roman Education européenne (Forest of anger), salué par Kessel, Camus, Malraux, Aragon et récompensé par le Prix des Critiques.

Il est nommé secrétaire d’ambassade en Bulgarie et en Suisse, secrétaire de la délégation française auprès des Nations-unies à New-York en 1952 - il publie sous son premier pseudonyme, Fosco Sinibaldi, L’homme à la colombe (1956) dans lequel il se moque de l’action de l’ONU -, à Londres en 1955 et consul général de France à Los Angeles en 1956.

Le Prix Goncourt le récompense en 1956 pour Les racines du ciel porté à l’écran en 1958 dans une réalisation de John Huston et avec Errol Flynn, Juliette Gréco et Orson Welles,

En 1960, Romain Gary se consacre à la littérature.

Divorcé de sa première épouse, la romancière britannique Lesley Blanch, Romain Gary épouse l’actrice américaine Jean Seberg qu’il avait rencontrée en 1959 et dont on voit un poème inédit en français. En 1963, naît leur fils Alexandre Diego.


Chien blanc
Jean Seberg s’engage dans le combat pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis. Un racisme qui inspirera Chien Blanc (1970) de Romain Gary, roman adapté au cinéma par Samuel Fuller sous le titre Dressé pour tuer (Weiße Bestie).

"Une jeune femme, actrice débutante à Hollywood, recueille un chien blanc blessé. Elle découvre qu’il a été torturé dès son plus jeune âge par des racistes pour lui faire attaquer à mort tous les Noirs qu’il croise sur sa route.  Elle va tenter de le sauver en le confiant dans un centre de dressage à un anthropologue noir, qui accepte de relever le défi de "guérir" l'animal... Culte et souvent mal compris, un film terrifiant sur le racisme par le grand cinéaste de la violence, Samuel Fuller".

"Chef-d'oeuvre trop longtemps invisible, Dressé pour tuer est un sommet dans la carrière de Fuller et l'un des rares films maudits du cinéma contemporain. Il provoqua avant même sa sortie une incroyable polémique sur ses intentions. Alors que personne ne l'avait encore vu, des accusations de racisme circulèrent à Hollywood. Dressé pour tuer ne sortira que dans quelques rares pays (dont la France), avec une distribution limitée. Pourtant, Fuller confirme une fois pour toutes qu'il est le grand cinéaste américain de la violence, filmée sans fioriture ni fascination mais dans toute sa brutalité. La mise en scène, mélange de sobriété et de baroquisme propre au style de Fuller, est parfaite, soutenue à la bande-son par un Ennio Morricone en grande forme".

Gary/Ajar
Le couple divorce. Romain Gary aidera toujours Jean Seberg, qui souffre de troubles psychiatriques et meurt en 1979 dans des circonstances étranges.

Dédaigné par des critiques encensant le nouveau roman, cet écrivain prolifique, talentueux, adulé du public, est l’auteur de romans adaptés au cinéma pour des stars - La Vie devant soi (1977) par Moshé Mizrahi avec Simone Signoret, Clair de femme en 1979, par Costa-Gavras avec Yves Montand et Romy Schneider - et évoquant souvent le combat inégal de personnages contre des puissances :
« Il n'y a pas un roman de moi qui ne soit une histoire d'amour, que ce soit pour une femme ou pour l'humanité, pour une civilisation ou pour la liberté, pour la nature ou pour la vie, ce qui revient du reste au même. Le thème de tous mes livres, en apparence les plus frivoles, comme « Lady L. », c'est la comédie de l'absolu, de l'inspiration, le rêve d'ailleurs ».
Par ce qui s’avère le plus grand scandale littéraire du XXe siècle, par ce pseudonyme flamboyant (Ajar), Romain Gary défie la critique dont il veut souligner les préjugés et qu’il ridiculise et renouvelle sa créativité : Gros-câlin (1974), L’Angoisse du Roi Salomon (1979).

Cette exposition montre l’intime de la création littéraire : ainsi, le manuscrit autographe complet sur quatre cahiers registres noirs du premier jet de La vie devant soi (1975), écrit en une semaine, révèle la puissance de l’inspiration sur l’auteur rayant immédiatement un mot d’une écriture rapide et fluide. Certains manuscrits sont parfois largement modifiés.

Pour déjouer les soupçons des médias et du milieu littéraire, il fait incarner ce pseudonyme par son cousin Paul Pavlowitch. Ce qui ne sera révélé qu’après sa mort.

Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980. Ses obsèques sont célébrées à l’Eglise Saint-Louis des Invalides et ses cendres sont dispersées, selon son vœu, au large de Menton.
« Je me suis bien amusé, au revoir et merci. », indiquait Romain Gary in Vie et mort d’Emile Ajar. On peut ne pas le croire.

Le public de toutes générations, montre la fidélité des lecteurs et la curiosité pour un homme sensible, mû par des valeurs éternelles. L'exposition a donc été prolongée.

Fin 2013, Gros-Câlin de Romain Gary (Emile Ajar) a été à l'affiche du théâtre de l'Œuvre (Paris) dans une mise en scène de Bérangère Bonvoisin. 

A "l’occasion du centenaire de la naissance de Romain Gary, l’Institut français de Jérusalem (IFJ) Romain Gary a accueilli l'exposition L’angoisse du roi Salomon (2 juin-30 septembre 2014) de l’artiste israélien Ilan Itach inspiré du roman L’angoisse du roi Salomon, dernier ouvrage publié par l’auteur sous le pseudonyme d’Emile Ajar en 1979. Au travers de 24 encres sur bois, c’est tout l’univers et l’émotion de cette oeuvre que le peintre exprime par des lignes travaillées et des contrastes francs".

Dans le cadre du Festival Livres en scène 4 (18 et 19 novembre 2014), l’Ambassade de France et l’Institut français d’Israël, en partenariat avec le théâtre Cameri, la municipalité de Tel Aviv-Yafo et le Centre Culturel Beit Ariela, ont rendu hommage à Romain Gary, au théâtre Cameri à Tel Aviv, par des lectures d’extraits de ses œuvres les plus célèbres : « La vie devant soi », « Les cerfs-volants », « Gros-Câlin », « L’angoisse du roi Salomon » et « La promesse de l’Aube ». Animée par Emmanuel Halperin, une soirée littéraire en hommage à cet écrivain réunira, le 16 novembre 2014, au Centre Culturel Beit Ariela. Colette Avital, Maya Guez, Eshkol Nevo, Oshri Cohen, et Vitali Podolsky.


Dans le cadre du Festival des Cultures Juives (8-28 juin 2015), l'Espace Hillel Centre Culturel et Social Juif de Lyon proposera le 22 juin 2015 à 18 h, une lecture par Adrien Dupuis-Hepner, comédien et metteur en scène, de La vie devant soi, de Émile Ajar (Romain Gary). "Prix Goncourt 1975, ce livre de Romain Gary-Emile Ajar retrace l’histoire d’amour entre un petit garçon arabe et une vieille femme juive. Momo va aider de tout son cœur Madame Rosa face à la vie qui s’en va".


Les 19, 25 et 30 novembre, 1er et 7 décembre 201520, 24 décembre 2016, 4, 9 et 11 janvier 2017, 20 décembre 2017 à 19 h 40, 29 décembre 2017 à 10 h 05, 4 janvier 2018 à 10 h 25, 10 janvier 2018 à 10 h 25, Histoire diffusa Le libraire, documentaire de Catherine Bernstein et Assen Vladimirov (Les Films de l'Aqueduc et Histoire) : "Dans les archives des anciens services secrets bulgares, figure un dossier au titre mystérieux : "Le libraire". C'est le pseudonyme utilisé pour désigner l'écrivain Romain Gary. En février 1946, Gary est envoyé en Bulgarie en tant que secrétaire de la Légation française, chargé d'observer les prémices de la guerre froide et la situation politique du pays. Pendant les deux ans que dure sa mission à Sofia, où Gary est installé avec sa première épouse, ses faits et gestes sont espionnés. Des agents le suivent dans ses moindres déplacements, de réceptions diplomatiques en séjours à la campagne allant même jusqu'à espionner ses relations sexuelles dans son appartement. De 1946 à 1948, Romain Gary assiste impuissant à la descente du "Rideau de fer". A travers les rapports d'espionnage bulgares et les écrits de Romain Gary, ce film raconte l'histoire d'une époque, celle où le monde se scinde en deux blocs".

Les 27 octobre et 11 novembre 2016, Arte diffusa Dressé pour tuer (White Dog), excellent film de Samuel Fuller (1982).

Le 20 décembre 2017, est sorti en France La Promesse de l'aube, film de Eric Barbier avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg. "De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre Mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…" Canal + Family diffusera ce film le 16 mai 2019 à 2 h 45


Dressé pour tuer (Weiße Bestie) de Samuel Fuller
Etats-Unis, 1981, 87 min
• Auteur : Romain Gary
• Image : Bruce Surtees
• Montage : Bernard Gribble
• Musique : Ennio Morricone
• Production : Paramount Pictures
• Producteur/-trice : Jon Davison
• Réalisation : Samuel Fuller
• Scénario : Samuel Fuller, Curtis Hanson
• Avec Kristy McNichol, Paul Winfield, Burl Ives, Christa Lang, Karrie Emerson, Samuel Fuller
Sur Arte les 27 octobre à 23 h 15 et 11 novembre 2016 à 1 h

 La Promesse de l'aube, par Eric Barbier
France, 2017,  avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg

Jusqu’au 3 avril 2011
222, boulevard Saint-Germain 75007 Paris
Tél. : 01 42 22 48 48
Du mardi au dimanche de 10 h à 19 h, nocturne le jeudi jusqu'à 21 h 30

Pierre Assouline, Paul Audi, Pierre Bayard, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Bernard Fauconnier, Roger Grenier, Nancy Huston, Hervé Le Tellier, Bernard-Henry Lévy, Jean-Marie Rouart, Mireille Sacotte et Tzvetan Todorov, Lectures de Romain Gary. Ed. Gallimard, Le Magazine littéraire et MLM, 2011. 240 pages. ISBN : 9782070132379

Visuels de haut en bas
Couverture du dossier de presse et du catalogue
Romain Gary (1975)
© Jeanloup Sieff/Agence Vu

La Geste grimaçante
« L’étiquette du dossier enfermant ce manuscrit de 1934, roman totalement inédit de Romain Gary, porte cette indication, écrite de la main de l’auteur un an avant son suicide : « Ce manuscrit de mon premier roman ne doit pas être publié. Il peut être ouvert [illisible]. Romain Gary. 16 XII 79 ». Dans ce livre sombre, doté d’une structure solide, le jeune Romain Gary révèle sa maîtrise de la narration et de la psychologie des personnages, ainsi que son talent pour les dialogues.
© Coll. privée/Musée des lettres et manuscrits, Paris

La Promesse de l’aube
« Feuillet dactylographié de l’ouvrage La Promesse de l’aube, numéroté « II », sur lequel figure, en photocopie, la mention manuscrite autographe de Romain Gary ; « Chapitre inédit en français de La Promesse de l’aube ». Gary a corrigé le numéro de chapitre en « XXII ». C’est dans la version anglaise sous le titre Promise at Dawn qu’apparaît ce chapitre, qui ne figure pas dans la version originale française. Ce n’est qu’en 1980, dans la version définitive du livre (Gallimard, collection Folio) que le chapitre sera intégré à l’œuvre ».
© Coll. privée/Musée des lettres et manuscrits, Paris

Clair de femme
« Ensemble regroupant les différentes versions manuscrites du roman de Romain Gary, Clair de femme, paru en 1977. L’analyse des différentes versions montre aussi que Gary semblait avoir dès le début de la rédaction une idée très précise de l’intrigue et des personnages qui devaient figurer dans la version finale. Ainsi, on note finalement peu de différences entre le texte jeté d’une écriture pressée sur les premiers cahiers de brouillon et la version publiée ».
© Coll. privée/Musée des lettres et manuscrits, Paris

Gros-Câlin
« Les 16 premières pages de ce cahier manuscrit de premier jet relatent la rencontre du narrateur et d’une certaine Anna Maria. Il n’est pas question de python mais d’une relation amoureuse et érotique. Ce passage s’interrompt brusquement et Gary reprend au feutre, avec cette indication portée à l’encre orange : « Changer le nom du python à : Gros Câlin » (le reptile s’appelait précédemment Simon). Dès lors, le canevas et les scènes sont en place. Toute la version de premier jet regorge ainsi de passages finalement écartés non par manque d’intérêt mais pour resserrer la structure du roman ». Le livre a été publié par Le Mercure de France dirigé par Simone Gallimard.
© Coll. privée/Musée des lettres et manuscrits, Paris

Romain Gary (1972)
Photo Jacques Robert (mai 1972) /
© Editions Gallimard

Arte a diffusé les 12, 23 et 24 septembre 2011 Gary/Ajar, documentaire de Philippe Kohly.

Articles sur ce blog concernant :
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Il ou elle a dit...
Judaïsme/Juifs
Monde arabe/Islam
Shoah (Holocaust)


Les citations sont extraites du dossier de presse et des sites de l'Orde de la Libération et de la France libre.
Cet article a été publié en une version concise dans le n° 633 de février 2011 de L'Arche. Il a été publié sur ce blog les 18 mars et 11 septembre 2011, 15 décembre 2013 et :
- 9 mai 2014 car Arte a diffusé les 9 mai et 21 mai 2014 La vie devant soi de  Didier Ranz ;
- 16 juin 2014. A l'occasion du centenaire de la naissance de Romain Gary né le 15 mai 1914, le MAHJ  a évoqué le 18 juin 2014 Romain Gary ou l'amour impossible ;
- 15 juillet et 16 novembre 2014, 14 janvier, 22 juin et 25 novembre 2015, 27 octobre et 21 décembre 2016, 20 décembre 2017.

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